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Plan EcoAntibio et antibiorésistance : version 2 pour le plan national de réduction des risques en médecine vétérinaire
V
Vetitude
20/04/2017
7 min de lecture
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En matière de santé publique vétérinaire, la lutte contre l’antibiorésistance se poursuit. Après un premier plan national déroulé sur cinq ans (2012-2016), le second vient d’être publié* par la ministère de l’Agriculture. Les vingt actions du plan ÉcoAntibio 2 (2017-2021) s’inscrivent ainsi dans la continuité de celles mises en œuvre au cours des cinq dernières années, afin d’en consolider les acquis, mais aussi d’en tirer tous les enseignements. L’objectif global, toujours placé sous l’approche “One health”, demeure le même : diminuer l’exposition des animaux aux antibiotiques, pour mieux préserver leur efficacité en santé humaine.
Le plan Écoantibio 1 a globalement atteint ses principaux objectifs, selon le rapport** du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux (CGAAER) paru le 11 avril. L’objectif quantitatif sur cinq ans semble notamment atteint, avec une réduction de 25 % de l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire entre 2012 et 2016, et une diminution de 25 % du recours aux molécules critiques entre 2013 et 2016. La France affiche ainsi l’une des diminutions de la consommation d’antibiotiques les plus marquées parmi les pays de l’Union et se situe désormais dans la moyenne européenne.
Parmi les mesures qui ont contribué aux bons résultats obtenus figurent les actions de sensibilisation à l’antibiorésistance et de promotion des bonnes pratiques d’emploi des antibiotiques : elles ont mobilisé les organisations professionnelles vétérinaires et agricoles, donnant lieu à l’élaboration d’outils pédagogiques variés. De même, les méthodes de prévention sanitaire ou médicale des maladies infectieuses ont fait l’objet de nombreux travaux.
En revanche, l’encadrement réglementaire du recours aux antibiotiques, essentiellement porté par la loi d’avenir pour l’agriculture, a suscité des critiques en raison de son poids et de sa complexité. Il faut dire que « la mise à la disposition des éleveurs et des vétérinaires d’outils d’autoévaluation, indispensables à une appropriation complète et pérenne d’un usage raisonné des antibiotiques, accuse un retard important », déplore le CGAAER. En outre, « le recensement et l’évaluation des méthodes alternatives existantes n’ont pas été réalisés et la recherche de nouvelles pistes n’a pas été aussi active qu’espéré ».
Fort des enseignements tirés de ce bilan, le plan ÉcoAntibio 2 visera à faciliter l’engagement des professionnels et la valorisation de leurs efforts. Il devra aussi donner la priorité aux actions en faveur de la prévention des maladies infectieuses et des solutions alternatives à l’antibiothérapie, via la recherche interdisciplinaire (dans les domaines de la biosécurité, de la vaccination, des techniques d’élevage, de l’alimentation, de la génétique, de la construction des bâtiments d’élevage, etc.). Par ailleurs, il devra offrir un meilleur équilibre entre les démarches volontaires, l’initiative privée et le cadre réglementaire. Enfin, le nouveau plan devra s’appuyer sur une gouvernance renforcée qui nécessite une définition claire du rôle des instances.
Au final, le plan ÉcoAntibio 2 se décline en 20 mesures, soit moitié moins que le n° 1, plutôt incitatives que réglementaires. Elles sont réparties en 4 axes :
Lancé par le ministère de l’Agriculture en novembre 2011, le plan initial, spécifiquement vétérinaire, visait deux objectifs :
- développer les mesures de prévention des maladies infectieuses et faciliter le recours aux traitements alternatifs ;
- communiquer et former sur les enjeux de lutte contre l’antibiorésistance, sur la prescription raisonnée des antibiotiques et sur les autres moyens de maîtrise des maladies infectieuses ;
- des outils partagés : mettre à disposition des outils d’évaluation et de suivi du recours aux antibiotiques, ainsi que des outils pour leur prescription et administration responsables ;
- des efforts partagés : s’assurer de la bonne application des règles de bon usage au niveau national et favoriser leur adoption aux niveaux européen et international.
Le plan ÉcoAntibio 1
- diminuer la contribution de la médecine vétérinaire au développement de résistances bactériennes ;
- préserver durablement l’arsenal thérapeutique vétérinaire.
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