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Ehpad : l’animal de compagnie officiellement autorisé sous conditions
BN
Bertrand Neveux
17/07/2025
4 min de lecture
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Depuis le 4 mars 2025, les résidents en Ehpad et en résidences autonomie peuvent vivre avec leur animal de compagnie, à la faveur d’un nouveau cadre réglementaire. Cette évolution, issue de la loi Bien vieillir d’avril 2024, est désormais encadrée par un arrêté publié au Journal officiel. Elle oblige les établissements à concilier droit individuel et exigences collectives, tout en intégrant les bénéfices reconnus de la présence animale pour les personnes âgées, en particulier malades.
Un droit encadré par la loi Bien vieillir
L’article 26 de la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 consacre le droit pour tout résident d’être accompagné de son animal de compagnie. Ce droit peut toutefois être restreint si le conseil de la vie sociale (CVS) de l’établissement s’y oppose, notamment pour des raisons d’organisation collective. L’arrêté du 3 mars 2025 en précise les conditions d’application, en veillant à préserver la santé publique, la sécurité des personnes et le bien-être animal.Des conditions sanitaires et comportementales strictes
Pour être admis en Ehpad avec son animal, le résident doit présenter un certificat vétérinaire de moins de trois mois. Ce document atteste de l’identification de l’animal, de son bon état de santé, de son comportement compatible avec la vie collective, de ses vaccinations et de l’absence de dangerosité. Seuls les animaux domestiques non classés comme dangereux sont autorisés : les chiens de catégories 1 et 2 sont exclus, conformément au Code rural. L’entretien quotidien de l’animal, son alimentation, ses soins, sa propreté et son hygiène relèvent de la responsabilité pleine et entière du résident. L’établissement reste en droit d’intervenir si l’animal compromet la sécurité, la tranquillité ou l’hygiène de la collectivité. La possibilité de faire appel à l’entourage ou à des intervenants extérieurs est prévue, mais reste à organiser localement.Une organisation à formaliser dans les règlements intérieurs
Chaque établissement est désormais tenu de mettre à jour son règlement intérieur pour intégrer ce nouveau droit. Le texte doit notamment préciser :- les espaces accessibles ou non aux animaux ;
- les modalités pratiques de présence et de déplacement (avec ou sans laisse, accès à la salle commune, etc.) ;
- les mesures de sécurité et d’hygiène applicables ;
- les conditions de retrait de l’animal en cas de non-respect des règles.
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