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Climat et leishmaniose : les chevaux pourraient constituer un réservoir important pour le parasite
V
Vetitude
21/09/2023
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La leishmaniose est une zoonose considérée comme endémique dans le bassin méditerranéen. L’infection est transmise par les piqûres de phlébotomes infectés par Leishmania infantum. Si le chien est depuis longtemps considéré comme le principal réservoir du parasite, d’autres animaux peuvent l’être également, comme le chat, les carnivores et les oiseaux sauvages, les reptiles et désormais les chevaux. L’importance du cheval dans la transmission parasitaire est notamment liée à la relation étroite entre cette espèce et l’homme.
Une étude espagnole a évalué la prévalence et les facteurs liés à l’infection par L. infantum chez des chevaux apparemment sains dans l’est de l’Espagne, une zone où le parasite est endémique. En général, les chevaux infectés ne présentent que des signes cliniques légers qui passent souvent inaperçus et les cas rapportés de leishmaniose équine sont rares en Europe. Ainsi, les chevaux pourraient être des hôtes résistants à l’infection par Leishmania, grâce à une réponse efficace de leur système immunitaire.
Pour détecter la présence éventuelle de L. infantum, les scientifiques ont recueilli les données épidémiologiques de la zone géographique étudiée et des échantillons de sérum ont été prélevés chez 167 chevaux en bonne santé vivant dans la région de Valence entre décembre 2022 et juin 2023. Ces chevaux ne présentaient aucun signe clinique de l’infection, tels que des lésions cutanées, et pourtant 27,5 % d’entre eux étaient positifs et possédaient des anticorps anti-Leishmania, révélant ainsi une exposition à la maladie.
En outre, plusieurs facteurs ayant un impact sur l’infection ont été identifiés :
- la race et la morphologie : les équidés positifs étaient à 75 % des poneys, à 57 % des chevaux de sport espagnols et à 33 % des pure race espagnole ;
- l’hébergement : les chevaux vivant à l’extérieur présentaient une prévalence nettement supérieure (39 % au lieu de 5,5 %) ;
- l’activité : 89 % des chevaux utilisés pour l’enseignement étaient positifs ;
- la saison du prélèvement : 60,7 % des échantillons se sont révélés positifs au printemps, et seulement 8,5 % en hiver.
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