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Fièvre catarrhale ovine : l’épizootie de FCO de sérotype 8 touche désormais onze départements français
V
Vetitude
12/10/2015
4 min de lecture
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Quatre nouveaux départements français touchés en une semaine, cela porte à onze le nombre de départements placés entièrement en zone de protection (Allier, Cantal, Cher, Creuse, Indre, Loire, Haute-Loire, Nièvre, Puy-de-Dôme, Rhône, Saône-et-Loire). Un nouvel arrêté* ministériel, publié le 9 octobre 2015, met à jour le zonage réglementé pour suivre l’évolution de la maladie sur le territoire et la détection des foyers. L’inquiétude progresse également chez les éleveurs et les apiculteurs.
Depuis la découverte d’un premier cas dans l’Allier, le 11 septembre dernier, une soixantaine de foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO) ont été confirmés dans onze départements, couvrant tout le centre de la France (notamment 24 dans l’Allier, 18 dans le Puy-de-Dôme, 4 dans la Creuse, 1 dans le Cantal, 1 dans la Loire, etc.). Autour de cette zone de protection, la zone de surveillance s’étend désormais à l’est jusqu’en Savoie, elle atteint le Tarn et le Tarn-et-Garonne au sud, tandis qu’elle frôle les Deux-Sèvres au nord-ouest et touche l’Eure-et-Loir et la Seine-et-Marne au nord.
Dans le même temps, la vaccination des ruminants (bovins, ovins et caprins) prioritaires, ciblée sur les animaux destinés à l’exportation, se poursuit à un rythme soutenu : quelque 900 000 doses ont été distribuées aux vétérinaires, permettant de vacciner 450 000 têtes. Selon les estimations préfectorales, quelque 60 % animaux sont d’ores et déjà vaccinés, et cette première phase devrait s’achever à la fin de la semaine. L’arrivée de nouvelles doses lancera la seconde phase de vaccination.
Si la campagne vaccinale progresse, la réouverture des marchés à l’export devient la priorité pour les éleveurs français, qui attendent toujours, non sans impatience, de pouvoir exporter leurs bêtes. La signature des accords avec les pays importateurs se fait attendre, et les exploitations, engorgées, sont pour certaines dans une situation délicate. De son côté, le gouvernement continue de négocier avec les marchés étrangers les protocoles d’échanges avec la France. L’Espagne est le premier pays à l’avoir signé, le 2 octobre : il permet l’exportation de bovins soit après la vaccination, soit après un test de dépistage (PCR) négatif réalisé quatorze jours après le début de la désinsectisation des animaux. L’Italie, l’Algérie et la Turquie devraient suivre dans les jours à venir. Un inspecteur général a en outre été nommé par le ministre de l’Agriculture pour faciliter l’organisation des exportations selon les exigences de chaque pays importateur. Le ministre a également annoncé une « compensation des pertes économiques » subies par les éleveurs, pour couvrir notamment la mortalité des animaux et les coûts de leur immobilisation pendant les campagnes de dépistage et d’immunisation. L’État devrait aussi prendre en charge les coûts de réalisation des analyses PCR pour les veaux de huit jours destinés à l’exportation.
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